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3 questions à LeanPay

Sommaire

Socrate Tellier, CEO et co-fondateur de LeanPay, analyse l'impact de la crise sanitaire sur les délais de paiement et sur la santé financière des entreprises. Il nous livre conseils et bonnes pratiques pour y faire face

Selon un rapport portant sur l’évolution des délais de paiement, en janvier 2020, les retards de paiement étaient d’un peu plus de 11 jours, pour atteindre les 15 jours en période estivale, avant de descendre à 13 jours au mois de décembre. Ces chiffres vous font réagir ?

C’est un terrible constat car les retards de paiement affaiblissent grandement les entreprises et surtout les plus petites et les plus fragiles. Leur trésorerie est mise à mal à un moment où elle est justement capitale.

Rappelons aussi que le phénomène aurait pu être bien pire sans l’aide de l’Etat et de ses dispositifs de soutien.

Aujourd’hui, la situation ne s’est pas franchement améliorée. En effet, d’après SideTrade, le pourcentage moyen de factures impayées (10 jours après leur date d'échéance) en France était de 22.7% au 19 février dernier, alors qu’il était de 19.3% avant la crise sanitaire. C’est une augmentation de 18% depuis le début de la pandémie. Chez LeanPay, nous constatons que certains secteurs sont beaucoup plus touchés que d’autres comme l’agroalimentaire (53%), les services financiers, immobiliers (31,9%), le tourisme (29,8%) ...

Le rapport auquel vous faites allusion évoque aussi de grosses disparités selon la taille des entreprises. Force est de constater que certaines grandes entreprises continuent d’avoir des comportements de mauvais payeurs. Dans les faits, moins d’une sur deux paye ses fournisseurs en temps et en heure ! La DGCCRF continue d’ailleurs de les sanctionner et de publier le nom de celles qui ont écopé des amendes les plus élevées. 

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises ? Et quelle est la priorité des DAF (Directions Administratives et Financières) ?

La crise sanitaire a mis en lumière les fragilités des entreprises ayant une gestion encore archaïque de leurs finances. La digitalisation d’une entreprise et particulièrement de sa fonction finance devient un besoin impérieux à l’heure où le télétravail se répand dans tous les secteurs. 

Comme vous l’avez expliqué, les délais de paiement se sont allongés et les retards de paiement accrus. Cette tendance à payer plus tard est forte car chacun a besoin de trésorerie. Le cash, c’est toujours le nerf de la guerre, encore plus en période de crise et d’incertitude économique.

Les DAF ont d’abord réduit au maximum les coûts en supprimant tous les frais non essentiels. Puis, elles ont cherché à récupérer leur argent auprès de leurs débiteurs plus rapidement.

Aujourd’hui, le besoin se situe dans une gestion plus fine pour anticiper et se prémunir des retards de paiement. Elles réalisent des prévisions plus longues et les ajustent le plus fréquemment possible pour anticiper au mieux. Le temps est venu de rembourser le PGE (Prêt Garanti par l’Etat). La trésorerie est donc suivie d’un œil attentif et la digitalisation se poursuit. Grâce à elle, les équipes comptables et financières sont plus productives : le gain de temps engendré leur permet d’approfondir leur analyse et de prendre de meilleures décisions.

Question de vocabulaire: Relance de factures impayées, recouvrement amiable, recouvrement de créances, parle-t-on de la même chose ?

Précisons les choses 

Une créance est une facture client émise et non encore réglée par le client.

Dans le BtoB, il est d’usage d’accorder des délais de paiement à ses clients. Aussi, la créance est dite non échue quand elle n’est pas encore arrivée à échéance. Elle est échue quand la date d’échéance est dépassée. C’est donc à partir de ce moment-là que des actions pour recouvrer la créance peuvent être mises en place. 

La notion de recouvrement est un processus qui englobe 3 étapes : le recouvrement amiable interne et externe, et le recouvrement judiciaire. 

  • La phase amiable interne est une procédure au cours de laquelle le créancier peut mettre en place des relances clients afin de réclamer directement au débiteur le règlement des factures impayées. Des relances clients graduelles et systématiques sont très efficaces pour obtenir le paiement des créances : chez LeanPay, nous avons constaté que 97,5% des factures étaient payées durant cette phase de relances clients effectuées en interne.
  • Le recouvrement amiable externe est une option plus formelle qui implique de faire appel à un acteur externe pour recouvrer ses créances, généralement une agence de recouvrement, un avocat ou un huissier. En cas d’échec, cette étape se conclut généralement par l’envoi d’une mise en demeure au débiteur, étape indispensable avant la dernière étape du processus de recouvrement : le recouvrement judiciaire.
  • Cette dernière étape consiste à faire appel à un juge pour juger du bien-fondé de la créance et constater que le paiement n’a pas eu lieu sans raison valable. Le juge, à l’issue de l’étude du dossier, peut émettre une injonction de payer, qui permettra à un huissier de prélever le montant de la créance sur le compte bancaire du client.

Est-ce qu’il existe des éléments clés afin de se prémunir d’une situation de ce type ? Et comment y faire face sans mettre en danger la relation commerciale ?

Oui bien sûr, les retards de paiement sont loin d’être une fatalité. Quelques bonnes pratiques permettent de réduire rapidement son délai de paiement moyen.

  • Évaluer le profil d'un potentiel nouveau client : est-il un bon ou un mauvais payeur ? Des sites ou outils permettent d’accéder à des informations précieuses sur la santé financière d’une entreprise.
  • Être très clair sur les conditions de paiement et les pénalités de retard en cas de retard
  • Facturer le plus tôt possible puisque plus on facture tôt, plus on est payé tôt. 
  • Suivre son encours client en temps réel. Dès lors qu’un retard de paiement est constaté, il est recommandé d’agir rapidement. Plus une créance est ancienne, moins elle a de chances d’être réglée. D’où la nécessité d’un suivi en temps réel.
  • Agir vite et systématiquement. Ne laisser passer aucun retard de paiement et relancer tôt, c’est la clé de la réussite. Il faut concentrer ses efforts sur les premières relances. 
  • Automatiser ses relances clients. En créant des plans de relances personnalisés et graduels, vous pouvez relancer chaque facture en retard. Pour gagner du temps au quotidien, automatisez l’envoi des relances.
  • Proposer les bons moyens de paiement à vos clients en fonction de leurs habitudes de paiement.
  • Utiliser un logiciel dédié aux relances clients comme LeanPay. Il gère la personnalisation des relances, les différents plans, l’automatisation de l’envoi, le paiement en ligne… Une solution clé en main pour la gestion de toutes vos créances clients.

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