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Pénalité de retard sur facture : définition, calcul et exemples concrets

Pénalité de retard sur facture

Sommaire

Les retards de paiement ne sont pas un sujet abstrait. Dans beaucoup d’entreprises, ils font partie du décor : une facture qui dépasse son échéance, un client qui promet de payer “la semaine prochaine”, une relance de plus à envoyer. Et, en parallèle, une trésorerie qui ne peut pas attendre.

La pénalité de retard sur facture existe précisément pour éviter que cette situation ne devienne la norme. Ce n’est pas un outil théorique, ni un levier agressif. C’est un cadre. Encore faut-il savoir comment il fonctionne, et surtout comment l’intégrer correctement dans sa facturation.

Ce qui pose problème, en général, ce n’est pas la règle. C’est la manière dont elle est appliquée. Dans cet article, nous vous quelques repères, des bonnes pratiques et des exemples pour gérer et appliquer les pénalités de retard dans votre entreprise.

Qu’est-ce qu’une pénalité de retard sur une facture ?

Une pénalité de retard, c’est tout simplement une somme supplémentaire due lorsque le paiement d’une facture intervient après la date prévue.

Rien de plus. Rien de moins.

Son objectif est double. D’un côté, limiter les retards. De l’autre, compenser le décalage de trésorerie subi par le fournisseur.

Contrairement à ce que beaucoup pensent encore, ce mécanisme n’est pas laissé à l’appréciation du prestataire. En France, les pénalités de retard font partie du cadre légal des relations commerciales entre professionnels que nous verrons dans une autre section.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’une fois la date d’échéance dépassée, les pénalités peuvent s’appliquer. Pas besoin de relance préalable. Pas besoin de justification supplémentaire.

À une condition toutefois : que tout ait été prévu clairement sur la facture.

Conditions d’application des pénalités de retard

Le point de départ est clair : l’article L.441-10 du Code de commerce encadre l’application des pénalités de retard.

Mais dans la pratique, une question revient souvent : dans quelles conditions peut-on réellement les appliquer sans difficulté ? Tout repose sur quelques règles clés, à anticiper dès l’émission de la facture.

1. Une relation entre professionnels

Les pénalités de retard s’appliquent dans le cadre des relations commerciales entre professionnels, c’est-à-dire lorsque le client agit à titre professionnel (entreprise, indépendant, association dans le cadre de son activité).

Pour les factures adressées à des particuliers, le régime est différent : on parle alors d’intérêts de retard, et non de pénalités au sens du Code de commerce. Le dispositif présenté ici concerne donc exclusivement le B2B.

2. Un délai de paiement clairement défini et conforme à la loi

Avant de parler de retard, encore faut-il savoir quel délai de paiement s’applique.

La loi encadre les délais de paiement entre professionnels. En principe, on est sur 30 jours. D’autres délais sont possibles, mais dans des limites précises : 60 jours, ou 45 jours fin de mois, si cela a été prévu.

Dans la réalité, ce qui compte surtout, c’est la date inscrite sur la facture.

C’est elle qui sert de repère. Sans date d’échéance claire, tout devient discutable : le client estime parfois que la facture n’est pas encore échue, tandis que le fournisseur considère l’inverse. Ce flou complique inutilement les choses.

3. Des mentions obligatoires prévues dès l’émission de la facture

L’application des pénalités repose sur ce qui a été prévu du début. Pour pouvoir les exiger, certaines informations doivent figurer explicitement sur la facture :

  • le taux de pénalité applicable,
  • les modalités de calcul,
  • la mention indiquant que les pénalités sont exigibles dès le lendemain de la date d’échéance.

Ces éléments doivent être clairs et compréhensibles pour le client. Lorsqu’ils sont bien présents, les choses sont simples : si la facture arrive à échéance sans être réglée, les pénalités peuvent s’appliquer automatiquement, sans relance préalable.

À l’inverse, leur absence ou leur imprécision ouvre rapidement la porte aux discussions, voire aux contestations.

4. L’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement

En complément des pénalités de retard, la réglementation prévoit également une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.

Ça veut dire quoi ? Eh bien cette indemnité vise à compenser une partie des démarches engagées en cas de facture impayée. Il faut savoir qu’elle est automatique, cumulable avec les pénalités de retard et due dès le premier jour de retard, à condition, là encore, qu’elle soit indiquée sur la facture.

Une fois ces conditions réunies, reste une question centrale : quels taux de pénalités appliquer et selon quelles règles ?

C’est précisément ce que nous allons voir dans la section suivante.

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Comment calculer une pénalité de retard sur facture

Le calcul d’une pénalité de retard repose sur une mécanique simple. En pratique, trois éléments entrent systématiquement en jeu :

  • le montant TTC de la facture,
  • le taux de pénalité applicable,
  • le nombre exact de jours de retard.

Autrement dit, tout se joue sur des données objectives, à condition qu’elles aient été correctement définies en amont.

Le taux de pénalité applicable

Le taux de pénalité n’est pas fixé au hasard. Il peut être librement déterminé entre les parties, mais dans un cadre précis : il doit être au minimum égal au taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE), majoré de 10 points.

En pratique, beaucoup d’entreprises choisissent un taux annuel compris entre 10 % et 15 %, à la fois pour rester dissuasives et pour éviter toute contestation. L’essentiel est que ce taux soit clairement mentionné sur la facture et appliqué de manière cohérente.

La formule de calcul

Une fois le taux et le nombre de jours de retard connus, le calcul est relativement simple. La formule la plus couramment utilisée est la suivante :

Montant TTC × taux annuel × (nombre de jours de retard / 365)

Exemple de calcul concret

Prenons une facture correctement établie, intégrant toutes les mentions obligatoires :

  • Montant TTC : 5 000 €
  • Date d’échéance : 30 avril
  • Taux de pénalité mentionné sur la facture : 12 % annuel
  • Paiement effectué le 20 mai, soit 20 jours de retard

Application de la formule :

  • 5 000 × 12 % × (20 / 365)
  • = 5 000 × 0,12 × 0,0548
  • = 32,88 € de pénalités de retard

À ce montant peuvent s’ajouter, le cas échéant, les frais annexes prévus par la réglementation, comme l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Un point d’attention à ne pas négliger

Les pénalités de retard se calculent au prorata temporis, jour par jour, et non par mois entamé.

Un arrondi approximatif ou un calcul simplifié peut sembler anodin, mais il peut fragiliser votre position en cas de contestation. En pratique, un calcul précis et transparent reste toujours la meilleure protection.

Exemples concrets de mentions à insérer dans une facture

Avant même de calculer des pénalités de retard, tout se joue au moment de la facturation. Une facture bien rédigée constitue la base de toute démarche ultérieure.

Petit rappel : Pour sécuriser vos factures, certaines mentions doivent systématiquement apparaître : une date d’échéance claire, le taux de pénalité applicable, la précision selon laquelle les pénalités sont exigibles dès le lendemain de cette échéance, ainsi que l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Lorsque ces éléments sont présents, l’application des pénalités devient simple et incontestable.

Voici deux exemples de formulations couramment utilisées, à adapter selon votre activité et votre organisation.

Exemple 1 – Formulation classique et sécurisée

Tout retard de paiement entraînera, de plein droit et sans mise en demeure préalable, l’application de pénalités de retard calculées sur la base d’un taux annuel de 12 %, à compter du jour suivant la date d’échéance figurant sur la facture.

Une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement d’un montant de 40 € sera également exigible.

Cette formulation convient particulièrement aux TPE et PME recherchant une mention simple, lisible et juridiquement conforme, sans complexifier inutilement leurs factures.

Exemple 2 – Formulation plus détaillée

En cas de paiement intervenant après la date d’échéance, des pénalités de retard seront appliquées automatiquement, sans rappel préalable.

Le taux de pénalité est fixé à trois fois le taux d’intérêt légal en vigueur.

Conformément à la réglementation, une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement sera due pour chaque facture réglée en retard.

Cette version est généralement privilégiée par des structures disposant d’un volume de facturation plus important ou souhaitant encadrer plus précisément leurs conditions de paiement.

Dans tous les cas, l’essentiel reste la cohérence : le taux indiqué sur la facture doit correspondre au taux effectivement utilisé pour le calcul des pénalités en cas de retard.

Pour faciliter cette gestion au quotidien, un logiciel de facturation comme Sellsy permet d’intégrer automatiquement ces mentions, de calculer les pénalités de retard et de les appliquer de manière cohérente sur l’ensemble des factures.

Ce qu'il faut retenir

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