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Mail de la DGFiP sur la facturation électronique

Mail de la DGFiP sur la facturation électronique

Sommaire

Vous avez reçu un mail de la DGFiP au sujet de la facturation électronique ? Pas de panique : vous n’êtes pas seul.

Depuis le printemps 2026, de nombreuses entreprises françaises reçoivent un message concernant la « Désignation d’une plateforme de réception de factures électroniques ». Un intitulé très administratif, mais une question simple derrière : votre entreprise est-elle prête à recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026 ?

Indépendant, micro-entrepreneur, TPE, PME, entreprise en franchise de TVA… beaucoup pensent ne pas être concernés. Pourtant, la réforme touche un large nombre de professionnels, même ceux qui émettent peu de factures.

Alors, pourquoi avez-vous reçu ce mail ? Est-il officiel ? Que faut-il faire concrètement ? On fait le point.

Pourquoi avez-vous reçu ce mail de la DGFiP ?

Si vous avez reçu ce mail, c’est probablement parce que l’administration n’a pas encore identifié de plateforme de réception désignée pour votre entreprise. C’est-à-dire, le mail de la DGFiP n’est pas envoyé au hasard. Il vise les entreprises concernées par la réforme de la facturation électronique qui, selon les informations disponibles dans l’annuaire officiel, n’ont pas encore désigné de plateforme de réception.

Alors, premier pas, si vous avez reçu ce message, cela ne veut pas nécessairement dire que vous êtes en infraction, c’est simplement une information comme quoi votre entreprise n’apparait pas encore comme raccordée à une plateforme agréée pour recevoir ses futures factures électroniques. Et vous n’etes pas le seul, on estime que la DGFiP à contacté près de 6 millions d’entreprsies ou entrepreneurs, et vous etes parmi eux. 

Deuxième pas, ceci fait partie d’une campagne d’information pour vous préparer pour la reforme. L’objectif est clair,  rappeler aux entreprises qu’elles doivent choisir une plateforme agréée pour recevoir leurs factures électroniques.

En d’autres termes, ce mail ne veut pas dire que vous êtes déjà en infraction. Il signifie plutôt que, d’après les informations disponibles, votre entreprise n’est pas encore rattachée à une plateforme capable de recevoir les factures électroniques dans le futur système.

C’est donc un signal d’alerte utile, mais pas une raison de paniquer. Le bon réflexe consiste à vérifier votre situation, puis à choisir une solution adaptée si rien n’a encore été mis en place.

Est-ce un vrai email ou une tentative de fraude ?

C’est la première question à se poser. Et elle est légitime car les messages frauduleux usurpant l’identité de la DGFiP sont nombreux. 

Certains cherchent à récupérer des identifiants, des coordonnées bancaires ou à pousser l’utilisateur à cliquer sur un faux lien. La DGFiP rappelle que ses emails utilisent le domaine @dgfip.finances.gouv.fr. Toute autre adresse doit donc être examinée avec prudence.

Avant de cliquer ou de répondre, il faut donc vérifier quelques points simples :

  • l’adresse exacte de l’expéditeur ;
  • l’absence de demande de mot de passe, de RIB ou de paiement immédiat ;
  • l’absence de pièce jointe suspecte ;
  • la cohérence du SIREN mentionné dans le message ;
  • la possibilité de retrouver l’information directement depuis votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.

En cas de doute, mieux vaut ne pas cliquer sur le lien reçu dans le mail. Le plus sûr reste de taper soi-même l’adresse du site des impôts dans son navigateur ou de contacter directement son expert-comptable ou son logiciel de facturation.

Ce que la DGFiP vous demande concrètement

Le message de la DGFiP ne vous demande pas de payer quelque chose ni de remplir une déclaration fiscale immédiate. Il vous invite à anticiper une obligation : désigner une plateforme de réception de factures électroniques.

Cette plateforme servira d’intermédiaire entre votre entreprise, vos fournisseurs, vos clients et l’administration fiscale. À terme, les factures B2B ne circuleront plus comme de simples PDF envoyés par email. Elles passeront par des plateformes agréées, capables de transmettre les données obligatoires dans un format conforme.

C’est un changement important, car il ne s’agit pas seulement de “faire une facture numérique” et l’envoyer par email. Une facture PDF classique, créée sur Word, Excel ou un outil non connecté, ne suffira pas à elle seule dans le cadre de la réforme. La facture devra suivre un circuit structuré, via une plateforme agréée par l’État. La DGFiP précise que les entreprises devront passer par ces plateformes pour transmettre et recevoir les factures électroniques, ainsi que pour communiquer certaines données de transaction et de paiement à l’administration.

Qu’est-ce qu’une plateforme agréée ?

Une plateforme agréée, parfois encore appelée PDP dans certains contenus plus anciens, est un opérateur immatriculé par l’administration fiscale. Son rôle est central dans la réforme.

Concrètement, elle permet de :

  • recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs ;
  • transmettre vos factures électroniques à vos clients ;
  • vérifier certains éléments de conformité ;
  • faire circuler les factures entre plateformes ;
  • extraire et transmettre à l’administration les données obligatoires ;
  • gérer les statuts liés au cycle de vie de la facture.

C’est ce dernier point qui est souvent sous-estimé. La réforme ne se limite pas à envoyer une facture dans un nouveau format. Elle introduit aussi une logique de suivi : facture déposée, reçue, rejetée, mise en paiement, payée, etc. Selon les cas, certains statuts devront être transmis dans le système.

Il faut donc bien distinguer trois notions.

D’abord, le logiciel de facturation : c’est l’outil que vous utilisez au quotidien pour créer vos devis, vos factures, suivre vos paiements et gérer vos clients.

Ensuite, la solution compatible : elle peut vous aider à produire des factures dans les bons formats ou à vous connecter à une plateforme, mais elle n’est pas nécessairement elle-même plateforme agréée.

Enfin, la plateforme agréée : c’est l’acteur officiellement immatriculé, capable d’assurer la transmission, la réception et la remontée des données dans le cadre de la réforme. La liste officielle des plateformes agréées est publiée par l’administration.

Qui est concerné, y compris les micro-entreprises ?

C’est l’un des points qui crée le plus de confusion.

Beaucoup d’indépendants pensent ne pas être concernés parce qu’ils sont en micro-entreprise, parce qu’ils ne facturent pas la TVA ou parce qu’ils ont peu de clients professionnels. Pourtant, la réforme vise largement les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, y compris celles bénéficiant de la franchise en base.

Les micro-entrepreneurs sont bien concernés par l’obligation de réception à partir du 1er septembre 2026. Pour l’émission, ils disposent d’un délai supplémentaire : ils devront émettre leurs factures électroniques à partir du 1er septembre 2027.

Cela signifie qu’un micro-entrepreneur qui travaille avec des fournisseurs professionnels devra pouvoir recevoir une facture électronique dès 2026, même s’il n’émettra ses propres factures électroniques qu’en 2027.

La réforme concerne donc notamment :

  • les micro-entrepreneurs ;
  • les indépendants ;
  • les professions libérales ;
  • les TPE et PME ;
  • les associations assujetties ;
  • les grandes entreprises et ETI ;
  • les entreprises qui reçoivent des factures, même si elles en émettent peu.

Le critère à retenir est simple : si votre activité entre dans le champ de la facturation électronique B2B en France, vous devez anticiper la réception dès 2026.

Que faire si vous avez déjà choisi une plateforme ?

Si vous avez déjà choisi une plateforme agréée, ou si votre expert-comptable s’en est chargé pour vous, le mail de la DGFiP peut simplement être un rappel automatique.

Mais il ne faut pas l’ignorer sans vérification. Il est préférable de contrôler trois éléments :

  1. votre entreprise est-elle bien rattachée à la plateforme ?
  2. le bon SIREN ou SIRET est-il utilisé ?
  3. votre expert-comptable, votre logiciel ou votre plateforme a-t-il bien finalisé la désignation ?

Il peut y avoir un décalage entre la signature d’un mandat, l’activation effective de la plateforme et la mise à jour des informations disponibles dans l’annuaire. Le plus prudent est donc de demander confirmation à votre prestataire ou à votre cabinet comptable.

Si tout est bien en place, aucune action urgente n’est nécessaire. Mais ce contrôle permet d’éviter une mauvaise surprise au moment où les premières factures électroniques devront être reçues.

Que faire si vous n’avez encore rien choisi ?

Si vous n’avez pas encore choisi de plateforme, le mail de la DGFiP doit être pris comme un rappel à l’ordre pratique : il est temps de s’organiser.

La première étape consiste à identifier vos besoins réels. Une micro-entreprise avec quelques factures par mois n’aura pas les mêmes attentes qu’une PME avec plusieurs utilisateurs, plusieurs établissements, des volumes importants ou une comptabilité analytique.

Avant de choisir, posez-vous quelques questions :

  • combien de factures fournisseurs recevez-vous chaque mois ?
  • émettez-vous surtout à des particuliers, à des entreprises ou aux deux ?
  • utilisez-vous déjà un logiciel de facturation ?
  • travaillez-vous avec un expert-comptable ?
  • avez-vous besoin d’un outil simple ou d’une solution plus complète ?
  • votre activité implique-t-elle aussi de l’e-reporting ?

Il ne faut pas seulement regarder le prix. La simplicité d’usage, l’accompagnement, la connexion avec votre comptabilité, la gestion des statuts de factures et la clarté du parcours seront tout aussi importants.

Pour une TPE ou un indépendant, le bon choix est souvent celui qui évite de multiplier les outils. Une solution de facturation connectée à une plateforme agréée peut permettre de gérer la transition sans transformer la réforme en usine à gaz.

Checklist pour être prêt sans paniquer

Recevoir ce mail de la DGFiP n’est pas une mauvaise nouvelle. C’est surtout l’occasion de faire le point.

Voici les actions à mener dès maintenant :

  • vérifier que le mail provient bien d’une adresse officielle de la DGFiP ;
  • ne jamais transmettre d’identifiants, de RIB ou de mot de passe par retour d’email ;
  • vérifier le SIREN mentionné dans le message ;
  • demander à votre expert-comptable si une plateforme a déjà été désignée ;
  • vérifier si votre logiciel de facturation est compatible avec la réforme ;
  • vérifier si votre solution figure bien sur la liste officielle des plateformes agréées ;
  • choisir une PA adaptée à votre activité et à votre volume de factures ;
  • préparer vos équipes et vos différents services, si votre organisation le nécessite.

Pour aller plus loin, vous pouvez également vous tourner vers une solution déjà engagée dans la réforme, comme Sellsy, plateforme agréée pour la facturation électronique. Elle permet d’anticiper la transition dès maintenant, aussi bien pour la réception que pour l’émission des factures électroniques.

Ce qu'il faut retenir

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