Facturation Electronique
12/2/2026
- mis à jour le
Facturation électronique micro-entreprise (auto-entrepreneur)

Sommaire
{{video-banner-blog}}
Micro-entrepreneurs, êtes-vous prêts pour la facturation électronique ?
Dès 2026, l’obligation de recevoir, puis d’émettre, des factures électroniques concernera toutes les entreprises y compris les micro-entrepreneurs. Une évolution importante qui suscite surement beaucoup de questions : quels sont les délais exacts ? Quels outils choisir ? Et surtout, comment se préparer sereinement quand on travaille seul(e), avec des ressources limitées ?
Pour réussir cette transition sans stress, voici les informations essentielles à retenir, un guide pratique et quelques astuces pour vous adapter en douceur.
Que prévoit la loi sur la facture électronique pour les auto-entrepreneurs ?
La réforme de la facturation électronique ne concerne pas uniquement les grandes entreprises. En réalité, tous les professionnels sont concernés, y compris les micro-entrepreneurs, même ceux qui bénéficient de la franchise en base de TVA.
Autrement dit, quelle que soit la taille de votre activité, vous entrez dans le périmètre de la réforme.
Seules certaines activités structurellement exonérées de TVA — comme certaines professions médicales, l’enseignement ou des associations spécifiques — échappent à cette obligation.
Réception des factures électroniques : une première étape dès 2026
À partir de 2026, tous les micro-entrepreneurs assujettis à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, y compris lorsqu’ils ne facturent pas eux-mêmes la TVA (c’est notamment le cas des professionnels en franchise en base).
Cette réception s’effectuera via la Plateforme Publique de Facturation (PPF), qui joue le rôle de point central dans le dispositif mis en place par l’administration fiscale.
Émission des factures électroniques : une obligation à partir de 2027
Puis, à compter de 2027, ces mêmes micro-entrepreneurs devront également émettre leurs factures sous un format électronique structuré.
Pour cela, ils devront s’appuyer sur une Plateforme Agréée (PA), immatriculée par l’administration fiscale et connectée à la PPF.
La PPF, en effet, ne permet pas à elle seule l’émission directe des factures : ce sont les plateformes agréées qui assurent la création, la transmission et la conformité des factures électroniques, ainsi que les obligations associées d’e-reporting.
Et le e-reporting, c’est quoi exactement ?
Le e-reporting est une obligation complémentaire à la facturation électronique.
Il concerne les opérations qui ne donnent pas lieu à l’émission d’une facture électronique, notamment :
- les ventes à des particuliers (B2C),
- les prestations réalisées à l’étranger,
- certaines opérations avec des clients non assujettis à la TVA.
Dans ces situations, aucune facture électronique structurée n’est requise.
En revanche, le professionnel devra transmettre à l’administration fiscale certaines données clés de la transaction, telles que le montant, la nature de l’opération ou la date.
L’objectif du e-reporting est le même que celui de la facturation électronique : renforcer la transparence et le suivi des flux économiques.
Comment transmettre les données de e-reporting ?
Le e-reporting pase par :
- soit via une Plateforme Agréée (PA),
- soit directement via la Plateforme Publique de Facturation (PPF), selon les outils utilisés.
Quels micro-entrepreneurs sont concernés par la facturation électronique ?
Nous l’avons déjà vu : la réponse est simple — presque tous.
La réforme de la facturation électronique concerne l’ensemble des professionnels assujettis à la TVA, y compris les micro-entrepreneurs bénéficiant de la franchise en base.
Autrement dit, le fait de ne pas facturer la TVA à vos clients ne vous exclut pas du dispositif : vous êtes concerné par les obligations de réception, puis d’émission de factures électroniques, selon le calendrier prévu.
Les micro-entrepreneurs concernés
Sont concernés par la réforme les micro-entrepreneurs qui remplissent l’une des situations suivantes :
En résumé :
- B2B France → facturation électronique.
- B2C, international, non-assujettis → e-reporting.
Les exceptions à connaître
Certains micro-entrepreneurs échappent à la réforme, non pas en raison de leur statut, mais en raison de la nature de leur activité.
Sont exclus du dispositif :
Ce qu’il faut retenir
En pratique, si vous êtes micro-entrepreneur et que vous vendez des biens ou des prestations à d’autres professionnels, vous êtes quasi systématiquement concerné par la réforme.
Et même si vous ne facturez pas la TVA à vos clients, vous devrez tout de même transmettre certaines données à l’administration fiscale, soit via la facturation électronique, soit via le e-reporting.
Quels sont les délais pour la mise en place de la facture électronique ?
La mise en œuvre de la facturation électronique en France se fera progressivement, selon un calendrier défini par l’administration fiscale. Autre bonne nouvelle pour les micro-entrepreneurs : vous disposez encore de quelques mois pour vous organiser.
Voici les deux grandes étapes à retenir :
1er septembre 2026 : obligation de réception
À compter du 1er septembre 2026, tous les professionnels assujettis à la TVA, y compris les micro-entrepreneurs, devront être capables de recevoir des factures électroniques via la Plateforme Publique de Facturation (PPF).
Concrètement, cela signifie que vos fournisseurs ou prestataires passeront par cette plateforme pour vous transmettre leurs factures électroniques. De votre côté, il vous suffira de disposer d’un accès permettant de les recevoir et de les consulter.
1er septembre 2027 : obligation d’émission
Un an plus tard, les micro-entrepreneurs devront à leur tour émettre leurs factures au format électronique structuré, en s’appuyant sur une Plateforme Agréée (PA), connectée à la PPF.
Le format PDF ne suffira plus : les factures devront être créées et transmises via ces canaux officiels, dans un format électronique structuré, tel que Factur-X.
{{rt-banner-1}}
Quelles options auront les micro-entrepreneurs (auto-entrepreneurs) pour émettre des factures électroniques ?
À partir de septembre 2027, les micro-entrepreneurs devront émettre leurs factures au format électronique structuré, en respectant le circuit officiel défini par l’administration fiscale.
Pour être en conformité, ils devront obligatoirement s’appuyer sur une Plateforme Agréée (PA), connectée à la Plateforme Publique de Facturation (PPF).
Deux options principales s’offriront alors à eux, selon les outils utilisés.
1. Utiliser directement une Plateforme Agréée (PA)
Les plateformes agréées sont des solutions immatriculées par l’administration fiscale, habilitées à assurer l’émission et la transmission des factures électroniques via le réseau officiel.
En plus de cette fonction de transmission, elles proposent généralement des services intégrés tels que la création de factures, le suivi des paiements ou encore l’archivage des documents.
Cette option convient particulièrement aux micro-entrepreneurs qui souhaitent disposer d’un outil clé en main, conforme nativement à la réforme.
2. Passer par un logiciel de facturation compatible, connecté à une PA
Il est également possible de continuer à utiliser un logiciel de facturation, à condition que celui-ci soit compatible avec la réforme et connecté à une Plateforme Agréée.
Dans ce cas, le logiciel joue un rôle intermédiaire : il permet de créer les factures, tandis que la PA se charge de leur transmission officielle et de la conformité réglementaire.
C’est notamment le cas de solutions comme Sellsy, qui évoluent pour permettre à leurs utilisateurs d’émettre des factures électroniques conformes dans le cadre du nouveau dispositif, via une plateforme agréée.
Un exemple concret
Prenons le cas de Sophie, graphiste freelance en micro-entreprise. Elle utilise aujourd’hui un petit logiciel gratuit pour créer ses devis et envoyer ses factures en PDF par e-mail.
À partir de 2027, ce mode de fonctionnement ne suffira plus. Sophie aura alors deux possibilités :
- soit elle opte pour une Plateforme Agréée, qui lui permettra de créer, transmettre et suivre ses factures électroniques depuis une interface unique ;
- soit elle conserve son logiciel actuel, à condition qu’il soit connecté à une Plateforme Agréée, chargée de transmettre les factures au format requis vers la PPF.
Dans les deux cas, l’envoi direct de factures en PDF par e-mail ne sera plus autorisé : toutes les factures devront transiter par le circuit validé par l’administration fiscale.
Quelles sanctions en cas de non-respect ?
Comme toute obligation fiscale, la facturation électronique s’accompagne de sanctions si vous ne respectez pas les règles.
Actuellement, ce que prévoit l’administration, c’est :
- 15 € par facture non conforme, dans la limite de 15 000 € par an.
- 250 € par transmission manquante (e-reporting), également plafonnée à 15 000 € par an.
Soyons honnêtes : la mise en place de la facturation électronique peut sembler technique, surtout pour les plus petites structures comme les micro-entrepreneurs. Mais bonne nouvelle : les autorités ont déjà indiqué vouloir accompagner plutôt que sanctionner.
Même si rien n’est encore officiel dans les textes, la DGFiP et le gouvernement ont plusieurs fois laissé entendre qu’une phase d’adaptation serait prévue, avec une approche pédagogique dans les premiers mois.
En clair :
- Oui, des sanctions sont bien prévues par la loi, dès que l’obligation entre en vigueur (2026 pour la réception, 2027 pour l’émission).
- Mais dans les faits, il est très probable qu’il y ait une certaine tolérance au début, comme cela a été le cas pour d’autres réformes fiscales.
- Ce point reste à confirmer par décret ou communiqué officiel à l’approche des échéances.
L’essentiel, c’est d’anticiper. Même si les contrôles devraient être progressifs, ils cibleront sans doute les retards manifestes ou les refus volontaires. La facture électronique représente un vrai changement dans la gestion administrative des micro-entrepreneurs.
Et si la transition peut sembler lourde au départ, elle vise surtout à simplifier les choses à long terme : moins de paperasse, une compta plus fluide, un suivi fiscal allégé.






